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> Politique 2002
SPECIAL: Dossier
Elections 2006
Bilan des Années Cardoso - II
II - L'HERITAGE DES ANNEES CARDOSO
Après
avoir gouverné le pays pandant 8 ans (voir: Les
Années Cardoso), le président Fernando Henrique a réussi
à opérer des transformations considérables, lesquelles
ont changé le paysage économique, politique et social du
pays. Surtout, dans les domaines de la modernisation industrielle (via
les privatisations), de l'éducation, de la santé et la consolidation du
régime démocratique. (Photo: Agência
Brasil / Radiobras )
Consolidation dedémocratie
Dans les derniers mois qui précèdent la fin de son mandat, les élections
et les débats qui gagnent le pays, font, de facto, un bilan de son administration.
Certes, il y a beaucoup d'émotion dans ces débats. Cependant, il nous poussent
à faire une réflexion sur le sens de cette oeuvre politique. Nous y reviendrons
dans d'autres articles à ce propos.
Pour l'instant, bornons-nous à passer en revue les derniers moments de la
campagne électorale et ses implications.
La droite en veilleuse
Première constatation étonnante dans cette veille des élections:
l'absence de la droite. Tous les vieux caciques de la politique brésilienne
ont subi des revers dans leurs bases électorales sous les années
Cardoso. Deuxième constatation de taille: le processus électoral,
informatisation aidant, se passe dans une ambiance de calme et de civisme
sans précédent. Signe de la maturité du régime
démocratique dans notre pays. Enfin, la question de fond du débat
électoral est celle de "l'héritage de M. Cardoso".
La critique d'un modèle
La reconduction au pouvoir de M. Cardoso, grâce à sa base parlementaire
(composée du PSDB, son parti, du PMDB et du PFL), tel que nous l'avons vu
dans la première partie de ce dossier, devrait permettre au gouvernement
de continuer la politique précédente. Cependant, un environnement économique
international hautement défavorable a ralenti considérablement les décisions
prises dans ce sens. La crise économique de ces dernières
années, surtout après l'effondrement de l'Argentine, n'a fait
qu'accroître le nombre de chômeurs. Puis, la dernière année
serait de toute façon compromise pour cause des échéances électorales. Chaque
prétendant au poste de président plaçait ses pions
ou cherchait à se démarquer de l'équipe aux commandes.
La faible croissance prévue pour cette année n'a pu réussià enrayer la montée
du chômage, le cheval de bataille de cette campagne électorale.
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