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> Politique 2002
SPECIAL: Dossier
Elections 2006
Bilan des Années Cardoso - I
L'informatisation de la Prévoyance Sociale, à titre d'exemple, a mis fin
aux queues des retraités qui attendaient pour recevoir leur pension. Aujourd'hui,
avec leur carte de la Prévoyance, cette opération a été simplifiée. Les
privatisations (télécoms, électricité, banques publiques, etc) ont servi
à amortir la dette de l'Etat et à universaliser certains services. Les
télécoms en sont l'exemple le plus révélateur. Les téléphones mobiles
sont aussi populaires que les walkman. (Photo: Agência Brasil /
Radiobras)
Nationalisme économique
Certes, les privatisations et l'ouverture du marché brésilien aux
produits étrangers n'ont pas manqué de créer un certain mécontement. Même
si cette dernière a permis au Brésil de s'insérer de
manière plus marquante dans le commerce mondial. Le protectionnisme
pratiqué par les pays industriels (surtaxes américaines, PAC
du Marché Commun) pénalise les pays "émergents".
Ce qui nourrit les critiques du secteur natioanliste. Surtout de la part
des industriels brésiliens habitués à vivre grâce au crédit bon marché octroyé
par les banques publiques. A la fin, comme c'était l'habitude autrefois,
les contribuables régleraient la facture... Ce secteur, par la voix de la
FIESP - la toute puissante Fédération des Industries de São Paulo - faisait
clairement opposition au gouvernement. Et c'est cette même FIESP qui soutient
ouvertement la candidature "nationaliste" de M. Luís Inácio da Silva, Lula.
Taux d'intérêts élevés
La péréquation économique de l'actuel gouvernement repose sur le contrôle
de l'inflation. Le taux d'intérêt directeur de la Banque Centrale (BC) doit
freiner toute envolée du crédit, en attendant des jours meilleurs. Le problème,
c'est que ceux-ci n'arrivent pas. La conjoncture internationale est grise.
Les banques ont rempli leurs caisses avec les milliards reçus à titre d'intérêts
(taux d'intérêt en vigeur: 18%). 1998 - Le Plano Real en danger La reconduction
au pouvoir de M. Cardoso, grâce à sa base parlementaire (composée du PSDB,
son parti, du PMDB et du PFL) devrait permettre au gouvernement de continuer
la politique précédente. Cependant, un environnement économique international
hautement défavorable a ralenti considérablement les décisions prises dans
ce sens. Puis, la dernière année serait de toute façon compromise pour cause
des échéances électorales.
Le commerce extérieur sauve le pays
La fin de l'année s'annonçait plutôt catastrophique. De Londres à New York,
les grands spéculateurs et les quotidiens les plus respectueux prévoyaient
le "default" du Brésil et sa banqueroute imminente. Comme quoi, ce pays
ne cesse d'étonner tout le monde. Dans un environnement externe des plus
moroses, le Brésil réussit à accroître ses exportations d'un peu moins de
20% par rapport à l'année précédente. Devant l'affollement collective d'ici
et d'ailleurs, la grande locomotive économique sudaméricaine franchit les
pièges qu'elle elle est devenue expert à les désamorcer... Signe révélateur:
le dollar s'assagit, dans les hauteurs, il est vrai, mais sa flambée
n'est plus à craindre. Du moins jusqu'à la prochaine grande
crise... (Paragraphe rajouté le 27 octobre 2002, à
17:47 GMT)
II - L'héritage de M. Cardoso: la suite
de ce dossier.
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