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> Elections 2002
SPECIAL: Dossier
Elections 2006
Commentaires sur le Second Tour
1. Les nouveaux préparatifs
Le premier tour est déjà révolu. Chacun en a tiré
ses propres leçons. Pour les oppositions que commande M. Luís
Inácio Lula da Silva, il est question de conserver et de gérer
le capital acquis. A savoir, près de 40 millions de voix ou 76% des
suffrages exprimés (valides). Les candidats battus (PSB, populiste de gauche et PPS-PTB-PDT, ex-communistes et travaillistes) se sont promptement ralliés à M. Luís Inácio Lula.
On repart à zéro
Pour M. José Serra, on a affaire à un autre match et tout
repart de zéro. Il faudra trouver de nouveaux alliés car le défin
est immense: combler une différence de 20 millions de voix en 20 jours.
D'une manière simpliste, un million par jour... Combat perdu d'avance? Pas
le moins du monde pour l'ex-chef des étudiants radicaux des années 60. M.
Serra s'est adonné à la difficile tâche de recoller les morceaux de l'ancienne
majorité gouvernementale. Il y est parvenu. Sans compter, cela va sans dire,
les ennemis jurés de M. Cardoso, à savoir: les Sarney du Maranhão, les adeptes
de M. Antonio Carlos Magalhães de Bahia et M. Itamar Franco du Minas Gerais.
2. Les stratégies des deux camps
Pour le candidat Luís Inácio da Silva, il faudra surtout éviter les débats
directs avec son adversaire. Victime des débats précédents, l'état major
petiste bâtira sa campagne sur le fait que "le candidat du PT a déjà assez
débattu et qu'il n'a pas de temps à perdre, car il faudra visiter tout le
pays". M. Serra, quant à lui, fort de sa supériorité dans ce domaine, mise
le tout pour le tout sur la réalisation d'un débat direct. D'autant que
lors des débats du premier tour, les deux autres candidats semblaient avoir
désignés à l'attaque, alors que le candidat du PT, au dire de M. Garotinho
lui-même, n'était pas dérangé, "ne faisait rien, ne
disait rien et restait dans une position olympienne...". Tout a été fait pour éviter la confrontation verbale directe entre l'ancien métallo et le docteur de l'Université américaine de Princeton.
3. Les évangélistes entrent de plein
pied dans la politique nationale
Un "évêque" évangéliste a rafflé
le deuxième siège de Rio pour le Sénat. Comme `Rio,
un peu partout dans le pays, des évangélistes sont parvenus
à s'élire et font la différence pour le second tour
dans d'autres. Ces églises sont devenus une force politique importante
(près de 40% des élus) sur laquelle il faudra compter. D'ailleurs,
le candidat à vice-président de Lula appartient au PL (Parti
Libéral, lié à l'Eglise Universelle du Royaume de Dieu).
L'accord du PPB
Sous peine de ne pas rassembler assez de forces pour remporter les élections,
M. Serra obtient l'appui du PPB grâce aux efforts de M. Dornelles
(ex-ministre du gouvernement Cardoso) et du pasteur Manoel Ferreira, lequel
avait soutenu le candidat du PSB. Le pasteur assure M. Serra du soutient
"inconditionnel" des huit millions de fidèles de son église. M. Serra rappelle
à l'occasion son combat contre le tabac, lequel corrompt la jeunesse en
gage de mettre en avant des points de vues communs. Le cacique de la droite,
Paulo Maluf, de São Paulo, battu, déclare forfait. Son capital de
votes à São Paulo n'est point négligeable: plusieurs
millions de suffrages orphelins. Après le rassemblement des troupes, il
faudra sillonner à nouveau le pays et faire le point des propositions de
chacun des candidats pour que la population puisse choisir son camp en connaissance
de cause.
4. Les élections les plus libres du pays. Les plus
chargées de responsabilités aussi.
La première élection tout à fait informatisée du monde, en dépit des problèmes auxquels il fallait s'y attendre (certains ont mis 10 minutes pour voter!) compte tenu des personnes illettrées, a été une réussite. Personne n'a contesté le système.
La consolidation de la vie démocratique En définitive, ces échéances marquent un progrés énorme dans ce pays. D'autant plus étonnant que le niveau des débats, sauf quelques petits incidents de parcous, n'a jamais été aussi élevé. Ce qui ne facilite pas les choses du côté des électeurs: il faut suivre son émotion ou sa raison?
5. En attendant le grand soir du 26 octobre
Tout devra se jouer dans les trois plus grands collèges électoraux du pays:
São Paulo, Minas Gerais et Rio de Janeiro. Dans les prochains jours nous
les analyserons dans nos pages. Affaire à suivre...
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